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Si les murs pouvaient parler... (Histoires suisses 2013, par Peter Püntener) - Swiss Press Award

Www.swissinfo.ch / Online Galerie: swissinfo.ch/eng/politics/foreign_affairs/If_walls_could_talk_...

Photo / Histoires suisses
2013

Peter Püntener

Avant que le soulèvement du Printemps arabe ne déferle sur la Libye, des milliers de prisonniers politiques étaient détenus depuis de nombreuses années dans les prisons de Mouammar Kadhafi. Ici, les couloirs et les cellules de la tristement célèbre prison de haute sécurité d'Abou Salim, à Tripoli, sont ouverts au public. Lieu du terrible massacre de 1966, où quelque 1 200 prisonniers avaient protesté contre leurs conditions de détention, la libération de la prison d'Abou Salim pendant le soulèvement était particulièrement symbolique. C'est d'ailleurs l'arrestation de Fathi Terbil, avocat représentant les familles des victimes d'Abou Salim, qui avait contribué à déclencher la révolte en Libye en février 2011. Dix jours après le début du soulèvement, des milliers de personnes arrêtées après les manifestations de Tripoli étaient entassées à Abou Salim. Le quartier réservé aux prisonniers politiques étant saturé, les nouveaux arrivants étaient logés dans le quartier militaire. Arrêtés, soupçonnés d'être des rebelles, ils ont été contraints de signer une déclaration les yeux bandés. En cas de refus, ils ont été torturés : ligotés, pendus à une barre métallique et battus. Toutes les photos ont été prises à la prison peu après la chute de la capitale libyenne aux mains des combattants anti-Kadhafi début septembre 2011. À cette époque, d'anciens prisonniers sont retournés à Abou Salim avec leurs proches pour leur montrer le lieu de leurs souffrances quotidiennes.

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